Cancer et nutrition : enfin de bonne nouvelles
Les liens entre nutrition et santé se confirment chaque jour de plus en plus. Le domaine de la cancérologie en est un exemple éloquent. En 2012, il n’est plus possible de douter du rôle primordial de l’alimentation dans le développement des cancers. Elle occupe une place fondamentale qui varie selon les types de cancer et les localisations de 35 % à… 70 %
Qu’est-ce que cela veut dire ?
Tout d’abord, un message d’espoir ! Il est possible de réduire de façon très importante l’incidence des cancers dans la population générale. Et il ne s’agit pas là de certains cancers mineurs qui ne toucheraient que 2 ou 3 % de la population européenne. Il s’agit bel et bien des "serial killer", des cancers les plus communs mais aussi les plus invalidants voire même les plus meurtriers : le cancer du sein chez la femme, le cancer de la prostate chez l’homme et les cancers colorectaux...
Le nombre de cas de cancers ne cesse de croître et si certains d’entre eux se dépistent précocement et peuvent être pris en charge efficacement, il est évident pour tous que la prévention reste la meilleure stratégie face au fléau du cancer.
Des recommandations simples …
Les consensus internationaux proposent différentes recommandations nutritionnelles pour réduire les cancers qui sont relatives :
- au surpoids et à la sédentarité,
- à la consommation excessive de produits sucrés,de viandes et charcuteries, de boissons alcoolisées,
- à l’insuffisance de consommation de produits végétaux,
- à la qualité de conservation des aliments
- à la prise de compléments nutritionnels.
Pour comprendre…
Notre alimentation contribue au développement des cancers ou au contraire évite le développement des cancers pour deux raisons :
1. Soit par la présence d’éléments indésirables promoteurs de cancers : c’est le cas de certains toxiques, de moisissures, d’un excès de sodium, d’un excès d’alcool, d’un excès de polluants…
2. Soit par l’absence d’élément protecteur : c’est le cas d’une consommation insuffisante de fruits et légumes par exemple.
C’est possible, des exemples éloquents existent déjà
Dans les années 70 à 90, le gouvernement finlandais a mis en place une politique de nutrition santé basé sur :
- Agriculture à vocation santé,
- filières oméga trois,
- enrichissement en sélénium,
- plus de fruits et de légumes variés,
- un meilleur rapport des graisses oméga 6/oméga 3
résultats ? Alors qu’en Europe la prévalence des cancers augmentait de près de 80 %, en Finlande elle diminuait de plus de 40 %.





